

Le Parti Communiste des Ouvriers de France s’appuie sur une analyse marxiste du mode de production capitaliste.
Nous nous reconnaissons dans le Manifeste du parti communiste, qui souligne :
• Que la lutte de classe est le moteur de l’histoire
• Que la classe ouvrière est la classe qui a le plus intérêt à renverser le capitalisme
• Qu’elle est la seule à pouvoir unir autour d‘elle tous les exploités et les opprimés pour renverser le capitaliste.
La classe ouvrière a changé de physionomie au cours des évolutions du capitalisme. Les ouvriers sont moins visibles que lorsqu’ils étaient concentrés par milliers dans de grandes entreprises, mais c’est bien la classe ouvrière et non la spéculation boursière qui produit toute la richesse. Elle est loin d’avoir disparue, encore moins au niveau international ; elle augmente !
Un parti communiste représente les intérêts de la classe ouvrière. Ce n’est pas uniquement lié à sa composition sociale, mais d’abord et avant tout à son idéologie, à son programme et au caractère de son organisation.

Le PCOF est ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans son programme et ses statuts :
« Peut être membre du PCOF tout travailleur manuel ou intellectuel qui ne tire pas l’essentiel de ses ressources du travail d’autrui, qui accepte le programme et les statuts du parti, qui milite dans un de ses organismes et s’acquitte régulièrement de la cotisation établie »
Beaucoup de nos camarades sont issus de la classe ouvrière, mais il n’y a pas que des ouvriers dans le parti.
Un parti communiste :
• Défend les intérêts immédiats de la classe ouvrière dans son ensemble contre l’exploitation, pour le droit à la santé, au logement, à l’éducation, contre la répression et pour les libertés démocratiques.
• Travaille à unir autour de la classe ouvrière toutes les couches populaires
• Se bat pour la fin de l’exploitation du Travail par le Capital, le renversement du système capitaliste-impérialiste, l’établissement d’un système socialiste.
Pour mieux nous connaître, nous vous invitons à visiter notre site, acheter le journal et nos documents, qui permettent de connaître nos positions et notre travail de parti communiste dans la situation actuelle.

Nous sommes marxistes-léninistes.
Sur le plan théorique, nous nous référons à l’analyse marxiste, matérialiste, dialectique et historique du mode de production capitaliste.
Nous voulons en finir avec cette société fondée sur l‘exploitation de l’homme par l’homme, divisée en classes aux intérêts inconciliables, dominée par la bourgeoisie.
Nous nous reconnaissons dans les analyses de Lénine sur l‘impérialisme en tant que capitalisme monopoliste, stade suprême du capitalisme, époque des révolutions prolétariennes.
Nous adhérons aux conceptions de Marx, Engels et Lénine sur l’état.
Elles ont démontre que ce n’est pas une institution neutre qui peut servir indifféremment aux exploiteurs et aux exploites.
Nous sommes un parti révolutionnaire.
Le pouvoir de la bourgeoisie ne peut pas lui être arraché par les élections. La libération de l’exploitation et de l‘oppression ne peut pas découler de reformes progressives qui pourraient aboutir a un « dépassement du capitalisme ». Nous disons qu’il faut une rupture révolutionnaire avec le système capitaliste impérialiste.
Nous nous battons pour le socialisme et le communisme.
La classe ouvrière et les masses populaires doivent renverser le pouvoir d’état aux mains des capitalistes, détruire l’état bourgeois et en créer un nouveau pour édifier une société socialiste: une société fondée sur la socialisation des moyens de production et d’échange, une société dont le moteur n’est plus la recherche du profit, mais la satisfaction des besoins de la population.
Cette prise en mains du pouvoir par les classes laborieuses et la suppression de la propriété privée sont les conditions pour aller vers une société communiste ou l’état et les classes sociales elles-mêmes disparaîtront.
La classe ouvrière et les masses travailleuses ont besoin de leurs outils :
le Parti, les organisations de masse. Parmi elles, le syndicat est une organisation essentielle. Notre parti est organisé sur la base des principes d’organisation d’un parti communiste: le centralisme démocratique, un type d’organisation léniniste, en lien avec ses objectifs révolutionnaires.

Le PCOF s’inscrit dans l’histoire du mouvement communiste, marxiste-léniniste
Le PCOF a été fondé en 1979. Notre congrès constitutif s’est appelé congrès « Commune de Paris », ce n’est pas un hasard.
Notre histoire s’inscrit dans l’histoire du mouvement ouvrier et communiste, celle de :
• La Commune de Paris
• La révolution socialiste d’octobre 1917
• L’internationale communiste (3ème Internationale)
• L’édification du socialisme en URSS jusqu’à la fin des années 50
• Du rôle imminent joué par l’URSS et par les partis communistes dans la défaite du nazi-fascisme
• De la rupture, au moment de la grande divergence des années 60 entre les marxistes-léninistes et ceux qui se sont aligné derrière Khrouchtchev, le représentant de la couche privilégiée qui s’est développée au sein du parti et de l’état de l’Union soviétique. Elle s’est emparée du pouvoir, et a restauré le capitalisme, faisant de l’URSS une puissance impérialiste
• Du combat qui s’est poursuivi pour reconstruire des partis communistes marxistes-léninistes
Nous nous référons au Congrès de Tours qui en 1920, a fondé le PCF, section française de l’Internationale Communiste. Ce congès a marqué en France la rupture avec le social-chauvinisme, le réformisme et la collaboration de classe.
Dans les années 1960, la direction du PCF a rompu avec cette filiation en adhérant aux thèses de Khrouchtchev sur le « passage pacifique au socialisme ». Il a jusqu’à aujourd’hui, conservé le nom adopté en 1920, porteur du prestige du congres de Tours et de la Résistance, mais sa stratégie et sa tactique n’ont plus rien à voir avec celles d’un parti communiste :
• Les thèses de Marx, Engels et Lénine sur l‘état ont été abandonnées
• L’alliance électorale avec la social-démocratie et la lutte pour des reformes au sein du système ont remplace la lutte pour la révolution
• L’abandon de la « dictature du prolétariat » au profit de la démocratie bourgeoise
• Les nationalisations dans le cadre de l’état bourgeois et d’une économie mixte ont remplacé l’abolition de la propriété privée des grands moyens de production et d’échange
• La lutte contre l’impérialisme français a été abandonnée

Nous nous reconnaissons dans l’expérience de la révolution russe puis dans l’édification du socialisme en URSS sous la direction du PCUS, avec à sa tête Lénine, puis Staline.
Nous pensons qu’il faut faire le bilan de cette expérience de construction du socialisme en URSS jusqu’au tournant des années soixante, comprendre pourquoi elle a échoué avec la restauration du capitalisme, mais qu’il faut le faire avec nos critères révolutionnaires et pas avec ceux de la réaction et de l’anticommunisme.
Nous nous reconnaissons dans la lutte que des communistes ont menée dans les années 1960 contre cette trahison du marxisme-léninisme opérée sous couvert de la « déstalinisation » et le retour à la case social-démocrate qui s’en est suivi.
La lutte qui a été menée au niveau international, notamment par le Parti du Travail d’Albanie, et celle que les communistes ont menée en France pour travailler a la création d’un nouveau parti a abouti, après plusieurs étapes, à la création du PCMLF, en décembre 1967.
Nous nous réclamons également de la lutte qui a été menée à la fin des années 1970, contre la révision maoïste du marxisme-léninisme. Notamment contre la « théorie des trois mondes » qui prônait l’alliance du « tiers monde » avec les puissances impérialistes d’Europe, contre les deux superpuissances – impérialisme US et surtout russe. Elle a ammené les dirigeants du PCMLF à soutenir certaines interventions de l’impérialisme français en Afrique et conduit le parti à sa complète dégénérescence.

Communiste, marxiste-léniniste, donc internationaliste.
Parti Communiste des Ouvriers de France est une définition géographique : ouvriers de France et non pas des « ouvriers français ».
Nous nous reconnaissons dans le mot d’ordre du Manifeste du Parti communiste : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! »
Nous ne partons pas des intérêts nationaux (défense de la production française, de économie française…), mais des intérêts de la classe ouvrière et du peuple, qui sont inconciliables avec ceux de la bourgeoisie française, des monopoles, du Capital en général.
Nous prenons en compte le fait que la France est une puissance impérialiste :
Nous dénonçons les guerres impérialistes de repartage, celles que impérialisme français mène en son nom en Afrique et celles qu’il mène ou a mené en participant a des coalitions impérialistes qui sèment le chaos sur tous les continents (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie. . .).
Nous nous battons contre le danger de guerre et la millitarisation. Nous défendons la paix et la solidarité entre les peuples.
Nous dénonçons l’Europe des monopoles et le rôle qu’y joue impérialisme français. Nous disons : « ni OTAN, ni Défense Européenne ».
Nous soutenons le droit inaliénable a l’indépendance des dernières colonies françaises (les « DOM-TOM »).
C’est le sens, par exemple, de notre soutien aux forces politiques qui se battent en Kanaky pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, ou aux forces anticolonialistes regroupées en Martinique au sein du Conseil National des Comités Populaires.
Nous dénonçons la « Françafrique » et soutenons le combat des peuples des anciennes colonies françaises d’Afrique qui veulent s’en libérer.
Nous disons : monopoles français (Bollore, Total, Areva, banques françaises…) bas les pattes ! Armée française, bases françaises, hors du Sahel, hors d’Afrique !

Nous soutenons les processus révolutionnaires dans le monde.
Nous défendons les principes de l’internationalisme prolétarien qui consistent à travailler à la révolution dans notre propre pays et à soutenir les processus révolutionnaires dans les autres pays.
Nous soutenons les forces révolutionnaires et communistes qui conduisent ces luttes. Nous nous efforçons de faire connaître les luttes révolutionnaires et anti-impérialistes menées dans les autres pays.
Nous sommes membre de la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes. Nous nous apportons un soutien mutuel, partageons nos expériences, faisons connaître nos luttes respectives.
La Conférence (CIPOML) édite la revue Unité et Lutte et organise les camps internationaux de la jeunesse antifasciste et anti-impérialiste.

Plaquette quelques questions sur le PCOF :

Notre Parti est né le 18 mars 1979, à son congrès Commune de Paris. Cette création s’imposa du fait de la dégénérescence totale du PCF et de l’échec d’une première tentative de création d’un nouveau parti, le PCMLF. Elle fut l’aboutissement de la lutte que menèrent les communistes sous la direction du Comité de parti de Strasbourg du PCMLF (Parti Communiste Marxiste-Léniniste de France).
Le PCMLF avait repris le flambeau révolutionnaire des mains du PCF quand celui-ci, à l’issue de plusieurs années de politique opportuniste, adopta un programme révisionniste à son 14e congrès en juillet 1956. Ce programme révisionniste était la version française des thèses que Khroutchev avait fait adopter quelques mois auparavant au XX e congrès du PCUS.
Dès ce moment, en France, la question de la création d’un nouveau parti communiste était posée. Elle fut résolue après de longues années de lutte dans des conditions particulièrement difficiles quand le PCMLF fut fondé en décembre 1967. Mais ce parti, en butte aux attaques conjuguées de l’extérieur et de l’intérieur, confronté immédiatement au mouvement de masse de mai-juin 68, puis à l’interdiction du pouvoir gaulliste, ne sut s’édifier en tant qu’avant-garde révolutionnaire de la classe ouvrière et sombra sous les attaques d’un nouveau courant révisionniste, le maoïsme. La mort accidentelle d’un de ses dirigeants éminents, François Marty, en mai 71, fit disparaître l’opposition communiste à la direction de ce parti et ouvrit la porte aux menées des opportunistes. C’est à partir de ce moment que les communistes du PCMLF, organisés dans le comité de parti de Strasbourg, reprirent le flambeau de la lutte pour un nouveau parti communiste.
C’est dans la lutte contre le révisionnisme en général, et plus particulièrement contre le révisionnisme maoïste, que le noyau qui allait fonder le PCOF s’est forgé. Les difficultés rencontrées sur le chemin qui allait conduire à la création du parti furent nombreuses pour des communistes, certes courageux et combatifs, mais peu expérimentés. Il fallait, entre autres, ne pas se laisser détourner de notre objectif et en même temps ne pas se précipiter. Après la dégénérescence du PCF et la tentative infructueuse du PCMLF, il fallait tenir compte de ce passif, être capable d’analyser les erreurs commises pour créer un parti qui offre toutes les garanties. En même temps, il ne fallait pas tomber dans les points de vue intellectualistes et théoricistes qui ont été ceux de pas mal de groupes, points de vue qui repoussaient dans les faits aux calendes grecques la création du parti.
L’existence du Mouvement Marxiste-Léniniste International et la lutte menée par le PTA et par d’autres partis contre le maoïsme a été un soutien important à notre combat. De même nous croyons que la lutte que nous avons menée contre le révisionnisme du PCF et du PCMLF pour la création du parti a été une contribution à la lutte des communistes dans le monde. Dès le départ, nous, communistes qui avons forgé le PCOF, avons été éduqués – entre autres par les communistes iraniens – dans l’esprit de replacer notre lutte dans le cadre de la lutte que mènent les communistes partout dans le monde et de la considérer comme partie intégrante de ce combat d’ensemble et unique que mène le prolétariat au niveau mondial pour sa libération, pour l’avènement du communisme.
C’est armé de cet esprit internationaliste et de nos convictions révolutionnaires que nous poursuivons aujourd’hui le combat pour que la classe ouvrière reconnaisse son parti, lui donne ses meilleurs éléments et retrouve, sous sa direction, la voie de la lutte révolutionnaire pour une société socialiste, étape vers le communisme.
Le programme du PCOF a été adopté à son congrès constitutif, le 18 mars 1979. Il fixe le but du Parti : « Le Parti lutte pour la destruction complète du système d’exploitation de l’homme par l’homme et l’instauration du communisme à l’échelle mondiale. Le système socialiste qui résoudra la contradiction entre les forces productives et les rapports de production créera les conditions pour parvenir à la société communiste, société sans classe où sera appliqué le principe de chacun selon ses besoins… »
Il affirme la nécessité de détruire la machine d’Etat bourgeois (« L’Etat bourgeois en tant qu’appareil totalement parasitaire et machine bureaucratique répressive au service de la bourgeoisie exploiteuse, ne peut servir au prolétariat ») et de la remplacer par une démocratie prolétarienne (la « dictature du prolétariat ») impliquant l’ensemble des travailleurs dans l’exercice réel du pouvoir. Il s’appuie sur l’analyse marxiste-léniniste des crises révolutionnaires et synthétise les principes qui fondent l’activité du Parti afin de permettre au prolétariat d’accumuler des forces pour la révolution.
Le programme précise les principes et les conditions de l’alliance entre la classe ouvrière et les autres classes et couches du peuple, principes qui ont servi de bases aux plates-formes tactiques du Parti. Cette alliance, où chaque couche et classe exploitée et opprimée par la bourgeoisie impérialiste prend place à partir de la défense de ses propres intérêts, ne peut être solidement orientée vers un changement en profondeur de l’ordre social capitaliste que si le prolétariat y assume un rôle d’avant garde.
Dans les congrès suivants (2e, 3e et 4e congrès), le Parti a affiné son analyse de classe de la société française. L’ensemble de textes publiés en 1997 sous le titre Etude sur la technique en système capitaliste, analyse les conditions actuelles de la production capitaliste et confirme le rôle décisif de la classe ouvrière dans la société.
Le 4e congrès (1995) est revenu sur l’alternative de société pour laquelle se bat le PCOF. Le travail théorique mené au début des années 1990 et rassemblé dans le document Contribution au bilan de l’expérience du socialisme en URSS, a permis de mieux comprendre un certain nombre d’éléments qui expliquent la restauration du capitalisme et des rapports sociaux bourgeois dans le pays où s’est réalisée la première grande expérience historique de rupture d’avec le capitalisme. L’identité communiste du Parti, fondée sur la nécessité de la révolution, de la socialisation des moyens de production et de l’instauration d’une démocratie de type soviétique inspirée de la Commune de Paris en est sortie renforcée.
Le programme du PCOF et les divers documents cités sont disponibles auprès des militants du Parti ou sur commande.
« Peut être membre du PCOF tout travailleur manuel ou intellectuel qui ne tire pas l’essentiel de ses ressources du travail d’autrui, qui accepte le programme et les statuts du parti, qui milite dans un de ses organismes et s’acquitte régulièrement de la cotisation établie ».
Les statuts du PCOF, adoptés dans leur rédaction actuelle au 3ème congrès du Parti en 1989, sont l’outil qui règle sa vie interne, son fonctionnement, son organisation. Ce sont les statuts d’un parti communiste, « instrument aux mains du prolétariat pour se libérer de l’exploitation capitaliste, briser la machine d’Etat bourgeoise, établir sa dictature et édifier le socialisme ». Ils stipulent que la ligne politique du PCOF prend pour base l’application du marxisme-léninisme aux conditions concrètes de la révolutions en France et affirment son caractère internationaliste en le définissant comme « le détachement en France du Mouvement Communiste International ».
Ils situent également le Parti dans l’histoire des communistes en France :
« Le PCOF s’est crée dans la lutte de principe contre le révisionnisme sous toutes ses formes, et en particulier contre le courant révisionniste maoïste. Il est l’héritier des grandes traditions révolutionnaires et démocratiques du prolétariat et du peuple de notre pays. Il s’inspire du passé révolutionnaire du PCF qui fut pendant plus de trente ans l’espoir de la classe ouvrière de notre pays et l’étendard de la défense des plus nobles aspirations de notre peuple. Il poursuit la lutte entamée, puis abandonnée par le PCMLF, pour reconstruire le Parti de la classe ouvrière en France, lorsque le PCF eut trahi la cause du socialisme ».
