Parti Communiste des Ouvriers de France

Tours : La goutte de trop pour le personnel de l’hôpital pédiatrique Clocheville !
10 décembre 2025

Après la réorganisation  arbitraire des congés de fin d’année, le personnel soignant de l’hôpital pédiatrique Clocheville, essentiellement féminin, (agent.es hospitaliers, aides-soignantes, infirmières…)  s’est mis en grève le 21 novembre, soutenu par l’ensemble des syndicats hospitaliers (CGT, Solidaires, FO, CFE-CGC) et relayé par le « Collectif 37 Notre Santé en danger ».

Déjà en 2018 notamment, le Collectif santé avait particulièrement œuvré à mobiliser la population pour la défense de l’hôpital de Clocheville, le seul de la région pour enfants malades, sur lequel planaient des menaces de fermeture et/ou délocalisation avec suppression de lits.

Pour l’instant, Clocheville est encore maintenu sur son site historique.

Le 26 novembre, à l’appel des syndicats du Collectif notre santé et du Collectif de profesionnel.les «  Clocheville sous tension  », une centaine de personnels grévistes s’est donné rendez-vous devant l’hôpital, pour un goûter revendicatif à l’extérieur.

La coupe était pleine  : ras-le-bol de devoir sans cesse réorganiser sa vie pour combler les «  trous  » du planning  ; les organisations à flux tendu ; les arrêts longue maladie non remplacés  ; les parachutages dans des services sans en connaître les spécificités, avec la peur et le stress de commettre une erreur… Avec cette mobilisation originale, les grévistes étaient déterminé.es à se battre pour conserver leur droit à congé ! Et le 2 décembre, après la manifestation interprofessionnelle, avec des manifestant.es et des militants syndicaux, elles ont envahi la direction générale de l’hôpital.

Accusée de mépris par les grévistes, celle-ci a été obligée d’entendre la réalité vraie, vécue par le personnel.

Finis les pions que l’on déplace au gré des nécessités pour palier le déficit en personnel. En face, le discours managérial n’avait rien d’original  :

arrangements avec le cadre légal permis, mais de toute façon contraire à la préservation des conditions de travail des salarié.es et du bien-être des malades ; culpabilisation, autoritarisme ; jusqu’au refus d’utiliser l’application de remplacement « Hublo » pour les temps partiels, pourtant vantée lors de sa mise en place par cette même administration, mais devenue trop coûteuse en heures supplémentaires… Les mêmes refrains partout face à l’austérité budgétaire !

Mais au bout du compte, la direction s’est finalement engagée à revenir «  au plus près  » des plannings que le personnel avait validés. Une avancée à consolider et amplifier pour sauver (un peu) l’équilibre de vie des soignant.es et le bien-être des malades. ★



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