Parti Communiste des Ouvriers de France

Soudan : Derrière des chefs criminels, un terrain d’affrontement inter-impérialiste
10 décembre 2025

La guerre civile réactionnaire qui déchire le Soudan depuis 2023 fait vivre à sa population une des pires crises humanitaires au monde  : 13  millions de personnes déplacées selon l’ONU, huit millions au bord de la famine. Et au moins 150  000 morts. Le conflit oppose deux chefs de guerre  : Fattah alBurhan, qui dirige les Forces Armées Soudanaises (FAS) et Mohamed Hamdan Dogolo à la tête des « Forces de soutien rapide » (FSR). Alliés en 2021 pour s’emparer du pouvoir en renversant le gouvernement de transition mis en place, en 2019, après la chute, du dictateur Omar el-Bechir, renversé par un puissant mouvement populaire, qui avait des caractéristiques révolutionnaires, ils se disputent aujourd’hui le contrôle des richesses que compte cet immense pays  : l’or, le pétrole et la gomme arabique utilisée par les producteurs de sodas et de confiseries du monde entier.

Les FSR ont pour principal allié les Emirats Arabes qui les alimentent en armes et se paient avec l’or extrait par les hommes du FSR. Les FAS sont appuyées par la Russie, l’Iran et la Turquie, qui cherchent des points d’appui dans ce pays qui occupe une position stratégique aux abords de la mer Rouge.

Le « plan de cessez-le-feu » proposé par Trump, qui s’émeut soudain des atrocités commises au Soudan et prétend vouloir contrer l’influence du mouvement islamique au sein du clan al-Burhan, a été rejeté par ce dernier. La population du Soudan fait les frais d’un aiguisement des rivalités entre grandes puissances impérialistes. ★