Parti Communiste des Ouvriers de France

Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxistes-Leninistes

Le PCOF est membre fondateur de la CIPOML, crée en 1994 à Quito et qui :

Déclaration de Quito de 1994 : Une Déclaration Communiste aux Travailleurs et aux Peuples du Monde

Tant qu’il y aura l’exploitation de l’homme par l’homme, tant que le capitalisme détruira l’existence humaine sur la terre, il y aura de la lutte ! Tant que les impérialistes et la bourgeoisie opprimeront les nations faibles et les peuples sans défense, il y aura de la lutte ! Tant que les travailleurs et les peuples du monde aspireront à transformer la société actuelle, à la transformer à leur profit, et tant que, pour y parvenir, ils seront prêts à vaincre ou à mourir, il y aura de la lutte !

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes. » (Manifeste du Parti communiste).

Contrairement aux affirmations conciliatrices des capitalistes selon lesquelles les ouvriers et les patrons auraient les mêmes intérêts, nous souscrivons fermement à la thèse marxiste selon laquelle la lutte des classes est le moteur de l’histoire. La lutte des classes ne sera pas achevée tant que les objectifs généraux les plus élevés que l’humanité consciente se fixe n’auront pas été atteints. C’est-à-dire, savoir construire, sur les ruines du capitalisme, le monde nouveau du socialisme et du communisme.

Ces dernières années, le mouvement communiste et ouvrier a connu de grands revers. Le processus de restauration du capitalisme depuis le 20e Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, qui s’est développé et a ouvert la voie à des événements tels que ceux d’Europe de l’Est, de l’ex-Union soviétique, de l’Albanie, etc., porte les marques de l’action de l’impérialisme, des forces réactionnaires, des révisionnistes et des pro-capitalistes.

Les limites historiques, l’inexpérience, l’absence de développement théorique, la sous-estimation des contradictions internes de la société socialiste, la bureaucratisation et l’isolement du parti communiste vis-à-vis des travailleurs et des masses ont tous été des causes contribuant à l’incapacité des communistes, des classes ouvrières et du peuple à défendre leurs acquis et à éviter la restauration du capitalisme. De plus, nous n’avons pas été capables d’empêcher la régénération d’une classe bourgeoise qui, se déguisant en « socialiste », s’est emparée du pouvoir et a détruit le socialisme.

Après le dernier assaut de l’impérialisme et du capitalisme (qui prétend en avoir fini pour de bon avec le marxisme-léninisme, le socialisme scientifique, le communisme, la révolution prolétarienne et l’anti-impérialisme), nous sommes de nouveau établis sur tous les continents.

Nous, les communistes, réémergerons dans chaque grève ouvrière, dans chaque mobilisation populaire, dans chaque lutte de la classe ouvrière et du peuple pour la liberté et la démocratie, dans chaque révolte de la jeunesse, dans chaque mouvement de guérilla. Nous nous organiserons, nous nous unirons, nous tirerons les leçons de ce qui s’est passé autrefois et continuerons à aller de l’avant. Tant que nous n’aurons pas accompli notre mission historique, nous n’abandonnerons pas nos entreprises.

Nous sommes des millions d’humains en lutte. Nous, les travailleurs, continuerons à occuper notre position de producteurs fondamentaux de toute richesse, quels que soient le lieu et les variations du niveau de développement des moyens de production. Rien, en fin de compte, ne changera tant que d’autres continueront à vivre une belle vie à la sueur de notre front, tant que nous n’aurons pas réussi à transformer la société existante en une société juste et supérieure.

Quelle invention, quelle avancée technico-scientifique peut surpasser et ignorer le fait que nous sommes l’axe principal de la société actuelle ? Toutes les avancées, scientifiques et technologiques, n’annulent pas et ne peuvent pas annuler la nature du prolétariat, ni le fait que les moyens de production continuent d’être entre les mains des capitalistes.

La richesse créée par notre travail a été et sera toujours la base matérielle de tout développement technologique et scientifique. La lutte des classes ne peut être abolie ou faite disparaître tant que la propriété privée des moyens de production existe. Néanmoins, nous devons tenir compte du progrès technologique et scientifique, apprendre à le maîtriser et à l’utiliser au profit du peuple et de la révolution.

« Le mouvement prolétarien est le mouvement spontané de l’immense majorité au profit de l’immense majorité. Les prolétaires n’ont rien à sauvegarder qui leur appartienne, ils ont à détruire toute garantie privée, toute sécurité privée antérieure. » (Manifeste du Parti communiste).

Aujourd’hui, aucune classe ou couche sociale autre que la classe ouvrière ne peut accomplir ces tâches. C’est la tâche du prolétariat, qui est la classe la plus révolutionnaire de la société, dotée de l’esprit moteur et de la pratique les plus élevés, capable d’unir et de diriger les autres classes et couches exploitées de la société dans la lutte contre le capital.

Nous sommes là, en première ligne, actifs à l’époque actuelle. Nous, la classe ouvrière et le peuple, n’avons jamais cessé, un seul instant, de lutter pour nos objectifs. Rien d’essentiel n’a changé depuis que Lénine a défini l’époque. Elle est la même aujourd’hui : l’ère de l’impérialisme et des révolutions prolétariennes.

Tous les événements qui ont eu lieu depuis la Révolution d’Octobre 1917, la Seconde Guerre mondiale, la défaite du fascisme, la libération des pays coloniaux, la révolution chinoise, le Vietnam, etc., ainsi que les progrès réalisés pendant la construction du socialisme, la dernière offensive impérialiste et la situation actuelle et la lutte des peuples confirment les thèses de Lénine sur l’ère dans laquelle nous vivons. Les contradictions fondamentales demeurent.

L’impérialisme et la bourgeoisie lancent de violentes attaques contre le marxisme-léninisme et proclament sa disparition. Nous posons la question : si le marxisme-léninisme est devenu obsolète, pourquoi l’attaquent-ils si venimeusement ? La réalité est qu’ils savent que la théorie marxiste est bien vivante et vigoureuse. Le marxisme-léninisme s’appuie sur le développement des connaissances scientifiques, l’expérience du développement social et la pensée progressiste. C’est la théorie à caractère révolutionnaire qui représente les intérêts historiques du prolétariat et de toute l’humanité. Il avance de manière dialectique, surmontant les obstacles, engendrant le nouveau.

Nous, marxistes-léninistes, sommes conscients de nos faiblesses concernant l’application et le développement du marxisme-léninisme, une question de nos propres insuffisances que nous surmonterons. L’expérience historique indique clairement la vitalité du marxisme-léninisme. S’il existe des idéologies et des théories décrépites et obsolètes appartenant au passé, ce sont celles de la bourgeoisie. Le marxisme-léninisme est le présent et l’avenir.

« Est-il besoin d’une grande perspicacité pour comprendre que les idées, les conceptions et les notions des hommes, en un mot leur conscience, changent avec tout changement survenu dans leurs conditions de vie, leurs relations sociales, leur existence sociale ? » « Quand on parle d’idées qui révolutionnent une société tout entière, on énonce seulement ce fait que, dans le sein de la vieille société, les éléments d’une société nouvelle se sont formés et que la dissolution des vieilles idées marche de pair avec la dissolution des anciennes conditions d’existence. » (Manifeste du Parti communiste).

Conformément à leurs intérêts de classe, les révisionnistes et opportunistes de toutes nuances ont déformé les déclarations du Manifeste communiste et en ont tiré des conclusions anticommunistes. Ils souhaitent préserver leur position de « grands dirigeants » et leurs privilèges. Ils veulent manipuler le mouvement ouvrier et empêcher les travailleurs de prendre leur destin en main. De cette façon, ils servent la bourgeoisie et causent beaucoup de tort à la classe ouvrière.

En opposition à cela, nous les communistes, combattons ces déviations. Nous isolons ces serviteurs de la bourgeoisie et aidons la classe ouvrière à compter sur ses propres forces et à avancer. Le révisionnisme constitue un danger pour le processus révolutionnaire, pour le Parti communiste et pour la construction du socialisme. Les révisionnistes et opportunistes de toutes nuances continuent d’être un danger contre lequel la lutte ne peut et ne doit être ni arrêtée ni affaiblie.

Discuter de ces questions, prendre position sur les débats, établir ce que nous devons faire aujourd’hui, prendre part à l’inévitable lutte idéologique, porter cela dans le camp révolutionnaire est nécessaire et urgent en tant qu’offensive idéologique révolutionnaire pour parer et riposter à l’assaut de la réaction. Aucun communiste, aucun Parti d’avant-garde de la révolution ne doit reculer devant ces confrontations d’idées et de conceptions. Nous devons ouvrir le débat, confronter les idées, les analyses, les expériences, les leçons et les objectifs afin d’atteindre les conclusions qui nous permettront d’avancer. Les faits sont têtus, disait Lénine, et c’est précisément cela qui exige que nous restions léninistes.

Nous avons créé notre Parti dans le feu de la lutte contre le révisionnisme et l’opportunisme qui, en raison de leur dégénérescence idéologique et de leur trahison politique, ont été les principaux coupables des dommages causés au mouvement communiste et ouvrier international. Les partis communistes sont les instruments indispensables pour organiser la révolution dans chacun de nos pays. Nous sommes ensemble, nous, dans cette conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes, la véritable alternative pour la classe ouvrière et les peuples. La flamme de la révolution prolétarienne et l’espoir des peuples sont entre les mains des communistes.

« Les communistes combattent pour les intérêts et les buts immédiats de la classe ouvrière; mais dans le mouvement présent, ils défendent et représentent en même temps l’avenir du mouvement. » (Manifeste du Parti communiste).

Nous pensons que les gens du peuple sont et doivent toujours être les acteurs principaux de l’histoire. C’est seulement lorsque les partis communistes se sont bureaucratisés et ont dégénéré idéologiquement, perdant leur caractère d’avant-garde révolutionnaire au service de la classe ouvrière et des peuples, que les gens du peuple leur ont tourné le dos. Les prolétaires et les communistes, les travailleurs et les peuples ne doivent jamais détruire les mille et un liens qui les unissent.

Nous, les communistes, luttons ensemble avec la classe ouvrière et le peuple pour leurs intérêts. Ensemble avec eux, nous devons et pouvons conquérir le pouvoir ; ensemble avec eux, nous devons construire toutes les formes démocratiques populaires de la dictature du prolétariat, l’État socialiste, et aller de l’avant.

L’impérialisme a été et sera toujours la source de guerres d’agression et de conquête. Les dernières en date, Irak, Somalie, Panama, Yémen, Rwanda, ex-Yougoslavie, ex-Union soviétique, Haïti, etc., ont été des théâtres de guerres d’agression, de guerres racistes et réactionnaires. Nous dénonçons la nature réelle de ces guerres. Il doit y avoir une mobilisation populaire organisée et soutenue contre cette politique de guerre menée par l’impérialisme. Les travailleurs, les peuples, les communistes doivent être à la tête de cette mobilisation.

La révolution exige l’unité et l’action de la classe ouvrière et du peuple. Nous devons être les artisans de cette unité. L’unité est à la fois un concept et une pratique. Les alliances sont nécessaires. Pour les sceller, nous devons utiliser nos propres forces, nous unir aux autres, pratiquer la politique d’alliances avec des objectifs révolutionnaires. Nous pouvons alors nous engager dans des entreprises qui ne conduisent pas à des concessions sur des questions de principes. Ces alliances et entreprises ne doivent jamais nous faire oublier que la lutte des classes reste toujours vivante.

Nous luttons pour la révolution. Nous défendons le droit des peuples à utiliser la force révolutionnaire pour la conquête du pouvoir. Cela nous oblige à maîtriser et à utiliser toutes les formes de lutte. Nous réaffirmons notre volonté de maintenir et de porter haut la bannière du marxisme-léninisme, de lutter pour son application, de transformer nos partis et organisations en une alternative organisationnelle et socio-politique, au niveau national et international. Nous, partis et organisations marxistes-léninistes, réaffirmons notre décision de lutter aux côtés de la classe ouvrière et du peuple, avec les démocrates, les patriotes et les progressistes, et de contrer la domination capitaliste et impérialiste par la lutte pour la révolution prolétarienne, la lutte pour l’indépendance et la souveraineté des peuples.

Nous maintiendrons vivant l’esprit de la Commune de Paris, de la Révolution d’Octobre et de tous les processus et expériences révolutionnaires en nous appuyant sur les principes élaborés par Marx, Engels, Lénine et Staline.

« Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. »

Prolétaires et peuples du monde ! La lutte continue. Face aux nouvelles vagues prévues de lutte révolutionnaire, nous, communistes, travailleurs et peuples, devons prendre notre place à l’avant-garde.

Appliquons à l’action les slogans historiques de Marx et Engels : Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Août 1994, Quito-Équateur

Les partis et organisations suivants ont signé la déclaration : Parti Communiste d’Albanie, Parti Communiste du Bénin, Le Parti Communiste Chilien (Action Prolétarienne), Le Parti Communiste de Colombie (M-L), Le Parti Communiste du Travail de la République Dominicaine, Le Parti Communiste Marxiste-Léniniste de l’Équateur, Le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Le Parti Communiste d’Allemagne (KPD), Parti du Travail d’Iran (Toufan), L’Organisation pour la Construction du Parti du Prolétariat Italien, Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCR-CI), Le Parti Communiste du Mexique (Marxiste-Léniniste), Collectif Marxiste-Léniniste de Nouvelle-Zélande, L’Organisation Communiste « Octobre » d’Espagne, Le Parti Communiste Révolutionnaire de Turquie (TDKP), Le Parti Bandera Roja du Venezuela, Le Parti Communiste Révolutionnaire de Volta.

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