Les résolutions politiques de la Plénière de la CIPOML (Palestine, Venezuela, Sahara occidental, Soudan, Parti du travail d’Iran) et son analyse de la situation internationale 23 janvier 2026
Résolution sur la Palestine
Le sommet récemment tenu en Egypte a annoncé un cessez-le-feu dans la guerre d’agression contre le peuple palestinien. Israël, cependant, n’a pas hésité à violer ce cessez-le-feu par de nouvelles attaques et des massacres, sous divers prétextes.
Si cette solution s’inscrit dans le cadre du plan « Nouveau Moyen-Orient » de Trump, qui vise à éliminer la résistance, elle est aussi le fruit de deux années de résistance face à une guerre de génocide.
Cette situation a placé la cause palestinienne au cœur de l’agenda international, mobilisant les peuples épris de liberté à travers le monde et rassemblant un nombre important de pays à cette cause.
Cette agression sioniste a révélé la véritable nature des grandes puissances impérialistes, notamment les États-Unis, et a mis en lumière l’impuissance et la complicité de nombreux régimes arabes et islamiques.
1.Les partis de la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes, adressent leurs salutations empreintes de fierté, de reconnaissance et d’admiration au peuple palestinien inébranlable, qui s’accroche à sa terre et mène une vaillante résistance nationale dans toutes ses composantes, ainsi qu’à tous les fronts de soutien au Yémen, au Liban et en Irak.
2. Ils affirment que la résistance est un droit légitime et une réponse naturelle à l’occupation et au siège total de Gaza, à l’expansion rampante des colonies, à l’annexion et à l’agression en Cisjordanie, à Jérusalem et dans les territoires occupés. Ceci confirme la justesse et la légitimité de la lutte du peuple palestinien pour la libération, le retour des réfugiés et l’établissement de son État national indépendant sur sa terre.
3. Ils saluent la position de la résistance palestinienne et libanaise qui, face à l’occupation et à l’agression sioniste, continue de prendre les armes.
4. Saluent les femmes et les hommes du monde entier pour leur soutien remarquable à la Palestine, à sa cause, à son peuple et à sa résistance et les appellent à poursuivre leurs efforts de boycott et d’isolement de l’occupant, que nous considérons comme fasciste, raciste et inhumain.
5. Appellent les masses et les forces patriotiques et progressistes du monde entier à assumer leurs responsabilités en ce moment historique critique face à ce projet qui vise à remodeler et à fragmenter davantage la région afin d’y consolider l’emprise impérialo-sioniste.
6. Adressent un hommage particulier à la classe ouvrière mondiale, dans de nombreux pays impérialistes, qui a boycotté le chargement d’armes destinés à l’état sioniste.
6. A l’ occasion du 29 novembre, Journée Internationale de Solidarité avec le peuple palestinien, nous appelons les peuples du monde à lutter pour la paix, à s’opposer à la guerre et à défendre le droit des peuples à l’autodétermination.
Nous condamnons l’agression des États-Unis contre le Venezuela et leur hostilité belliciste dans les Caraïbes
La récente incursion de l’armée impérialiste américaine dans les eaux de la mer des Caraïbes, visant directement le Venezuela, crée un climat de guerre et d’instabilité qui affecte toute la région. La grave menace actuelle réside dans la poursuite des politiques interventionnistes de l’impérialisme américain, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, qui se traduisent par des blocus et des sanctions économiques tout aussi condamnables.
Depuis la plénière de la CIPOML, nous dénonçons la politique belliciste des États-Unis et leurs objectifs de contrôle et de spoliation des richesses et des ressources des peuples et des nations (pays) de la région, en particulier du Venezuela.
Il apparaît de plus en plus clairement aux peuples et aux forces démocratiques du monde entier que la prétendue lutte contre le trafic de drogue menée par le gouvernement américain n’est qu’un prétexte et une excuse pour maintenir sa domination sur la région, garantir l’exploitation et le pillage des ressources et soumettre les pays. Tout effort véritablement sérieux contre le crime du trafic de drogue devrait viser son principal marché aux États-Unis et le grand commerce sale soutenu par les gouvernements réactionnaires, les impérialistes et la bourgeoisie dans les différents pays, dont le système financier blanchit des milliards de dollars chaque année.
La politique de mensonges démagogiques diffusés par les États-Unis pour frapper et piller les pays et les peuples n’est pas nouvelle. Il convient de rappeler leur campagne lancée en 2003 pour convaincre le monde que le gouvernement irakien possédait prétendument des armes chimiques et biologiques de destruction massive qui menaçaient l’humanité. Sous ce prétexte, ils ont envahi le pays, provoqué des milliers de morts, pour finalement admettre que ces armes n’avaient jamais existé.
Les menaces d’agression militaire contre le peuple vénézuélien s’inscrivent dans un contexte de grave crise de l’ordre mondial imposé par la bourgeoisie après la Seconde Guerre mondiale. Dans ce cadre, les luttes et les rivalités entre les puissances impérialistes s’intensifient, ce qui se reflète dans les Caraïbes.
Nous avertissons qu’une agression contre le Venezuela pourrait être le début d’une escalade plus importante dans la région, surtout si l’on considère l’hostilité américaine envers le gouvernement colombien, la menace d’occupation sous couvert de l’ONU contre Haïti et la prolifération de nouvelles bases militaires. Nous condamnons les crimes de guerre et les violations du droit international et de la souveraineté par l’armée américaine.
Brandissant le drapeau de l’internationalisme prolétarien, nous appelons les travailleurs et les peuples du monde à rejeter militanterment, jusqu’à la faire reculer, l’agression militaire américaine dans les eaux des Caraïbes et toute tentative d’invasion contre le Venezuela.
Depuis la CIPOML, nous réaffirmons notre solidarité avec les travailleurs et le peuple du Venezuela, et nous défendons leur droit inaliénable à l’autodétermination. De même, nous soutenons les partis marxistes-léninistes frères qui luttent aux côtés de leurs peuples dans la région.
Résolution sur le Sahara occidental
Depuis 1975, le peuple sahraoui vit sous occupation marocaine. Le régime marocain a succédé à la monarchie espagnole dans l’oppression du peuple sahraoui, qui a organisé toutes les formes de résistance, y compris la lutte armée menée par le Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Rio de Oro) jusqu’en 1991. Un cessez-le-feu a alors été déclaré en vue d’organiser un référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux résolutions des Nations unies.
Le régime marocain continue de violer ce cessez-le-feu, que les Sahraouis ont déclaré ne plus être tenus de respecter en 2020. Cette violation est due à l’insistance du régime marocain à empêcher la tenue du référendum et à sa promotion d’une approche différente, axée sur l’octroi d’une autonomie au peuple sahraoui dans le cadre de la souveraineté marocaine – une approche rejetée par le peuple sahraoui. Le régime marocain a mobilisé toutes ses ressources, y compris sa soumission organique à l’impérialisme américain et atlantique et sa normalisation généralisée avec l’occupant sioniste, pour imposer son approche dans le cadre d’une refonte de l’Afrique du Nord, du Sahel et de l’Afrique subsaharienne, régions riches en ressources et d’une importance stratégique vitale. Cette refonte sert les objectifs impérialistes et perpétue la dépendance de ces pays et la misère de leurs populations.
La Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes
– Affirme son soutien de principe au peuple sahraoui dans sa lutte et son aspiration juste et légitime à l’autodétermination, y compris la libération complète de son territoire et la création de son État-nation.
– Condamne les violations et les attaques systématiques perpétrées par le Maroc contre le peuple sahraoui et ses militants, qu’il s’agisse de déplacements forcés, de violations de leurs droits ou de diverses formes de répression.
– Condamne les interventions impérialistes et la manipulation des résolutions de l’ONU visant à récompenser le régime marocain pour ses positions honteuses, en particulier celles concernant la cause palestinienne et son rôle régional, dans le but d’asservir davantage la région et ses peuples.
– Appelle toutes les forces progressistes du monde entier à soutenir le peuple sahraoui afin de mettre fin à l’occupation et de lui permettre de décider librement de son propre destin.
Résolution sur le Soudan : ne touchez pas au Soudan
Le peuple soudanais a récemment subi une escalade de la guerre réactionnaire menée contre lui, en particulier depuis le coup d’État orchestré par les deux piliers réactionnaires : l’armée du régime déchu, dirigée par Burhan, et les milices Janjaweed, dirigées par Hemedti. La population, déjà appauvrie, paie un lourd tribut et subit des atrocités systématiques telles que les déplacements forcés, la famine, les viols et les meurtres. Parmi les plus récents, citons les horribles massacres perpétrés à El Fasher, Bara et dans d’autres régions du Darfour par les Forces de soutien rapide après le retrait honteux et lâche de l’armée. Ce retrait a laissé les civils sans défense, exposés à des violations effroyables, similaires à celles qui ont eu lieu et continuent de se produire à Gaza et dans les territoires occupés par le nazisme sioniste.
Ce que subit le peuple soudanais est une punition pour son soulèvement et sa lutte de libération contre les réactionnaires qui l’ont gouverné pendant des décennies et se sont retournés contre lui. Ces réactionnaires, représentés par l’armée et les Forces de soutien rapide, sont les représentants des classes parasitaires et rentières, soutenues par les puissances régionales et internationales qui s’efforcent de fragmenter le Soudan et de confisquer ses ressources et ses richesses, dans le cadre de plans visant à remodeler, diviser et asservir davantage la région. Comme toujours, les forces criminelles qui interviennent, financent et arment sont les mêmes que celles qui s’efforcent de mettre le feu à toute la région. Il s’agit de l’État sioniste, des régimes fantoches et traîtres des Émirats arabes unis et de l’impérialisme américain.
La Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes (ICMLO), tout en suivant l’évolution de la situation au Soudan et dans la région,
– Condamne la guerre réactionnaire menée contre le peuple soudanais et se joint à toutes les voix qui appellent à la fin immédiate des hostilités et à l’aide humanitaire d’urgence pour les populations des zones touchées.
– Tient les Forces de soutien rapide, une création soutenue par les Émirats arabes unis et appuyée par des gangs locaux, régionaux et impérialistes de pillards et de bandits, pleinement responsables des crimes récents.
– Réaffirme sa pleine solidarité avec le peuple soudanais et ses forces révolutionnaires et progressistes dans leur juste lutte pour renverser les deux branches du régime antipatriotique, dont la seule préoccupation est de rester au pouvoir au prix de la mort, de la famine et du déplacement de millions de personnes innocentes.
– Appelle tous les hommes et toutes les femmes libres du monde entier à soutenir le Soudan oublié. Ses oppresseurs exploitent l’inquiétude mondiale suscitée par les événements à Gaza/Palestine pour commettre les crimes les plus odieux à son encontre, des crimes qui équivalent à un génocide.
Toute notre solidarité avec le grand peuple soudanais.
Au Comité central du Parti des travailleurs d’Iran (Toufan)
Comme vous le savez, la 30e session plénière de notre Conférence s’est tenue début novembre 2025. Son ordre du jour comprenait une évaluation de la résolution adoptée lors de la session plénière tenue un an plus tôt en Allemagne, concernant le Parti des travailleurs d’Iran (Toufan).
Cette résolution fixait à la 30e session plénière, en novembre 2025, la date limite à laquelle le Parti des travailleurs d’Iran (Toufan) devait reconnaître de manière autocritique que certains éléments de sa politique intérieure et ses positions sur les affaires internationales contredisaient les vues adoptées par la Conférence. Si cette reconnaissance – décidée lors de la session plénière de 2024 en Allemagne – n’était pas faite, le Parti des travailleurs d’Iran (Toufan) serait exclu du CIPOML.
La 30e session plénière de la CIPOML, ayant déterminé que le PLI (Toufan) n’avait pas respecté ladite résolution, ratifiant ainsi les positions remises en question lors du débat tenu à la Conférence, a décidé d’expulser le PLI (Toufan) de la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes.
Cette résolution a été adoptée dans le strict respect de la procédure établie dans les règles d’organisation de la CIPOML et des pouvoirs conférés à la session plénière de la conférence dans les cas où des partis ou des organisations s’écartent des positions marxistes-léninistes.
Le Comité de coordination de la CIPOML informe le PLI (Toufan) de cette résolution au nom de la 30e session plénière de la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes, tenue en novembre 2025 en Équateur.
Coordinateur du Comité
Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes – ICMLPO
Décembre 2025
Situation internationale
Les contradictions fondamentales de notre époque s’aiguisent et le scénario actuel offre des conditions plus plus favorables à l’activité révolutionnaire de nos partis
