Réponses à quelques questions sur le PCOF


Mais il n’y a plus d’ouvriers ?
C’est quoi un parti communiste ?
Le Parti Communiste des Ouvriers de France s’appuie sur une analyse marxiste du mode de production capitaliste.
Nous nous reconnaissons dans le Manifeste du parti communiste, qui souligne :
• Que la lutte de classe est le moteur de l’histoire
• Que la classe ouvrière est la classe qui a le plus intérêt à renverser le capitalisme
• Qu’elle est la seule à pouvoir unir autour d‘elle tous les exploités et les opprimés pour renverser le capitaliste.
La classe ouvrière a changé de physionomie au cours des évolutions du capitalisme. Les ouvriers sont moins visibles que lorsqu’ils étaient concentrés par milliers dans de grandes entreprises, mais c’est bien la classe ouvrière et non la spéculation boursière qui produit toute la richesse. Elle est loin d’avoir disparue, encore moins au niveau international ; elle augmente !
Un parti communiste représente les intérêts de la classe ouvrière. Ce n’est pas uniquement lié à sa composition sociale, mais d’abord et avant tout à son idéologie, à son programme et au caractère de son organisation.

Pourquoi un parti communiste « ouvrier » ?
Je ne suis pas ouvrier, je peux adhérer au PCOF ?
Le PCOF est ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans son programme et ses statuts :
« Peut être membre du PCOF tout travailleur manuel ou intellectuel qui ne tire pas l’essentiel de ses ressources du travail d’autrui, qui accepte le programme et les statuts du parti, qui milite dans un de ses organismes et s’acquitte régulièrement de la cotisation établie »
Beaucoup de nos camarades sont issus de la classe ouvrière, mais il n’y a pas que des ouvriers dans le parti.
Un parti communiste :
• Défend les intérêts immédiats de la classe ouvrière dans son ensemble contre l’exploitation, pour le droit à la santé, au logement, à l’éducation, contre la répression et pour les libertés démocratiques.
• Travaille à unir autour de la classe ouvrière toutes les couches populaires
• Se bat pour la fin de l’exploitation du Travail par le Capital, le renversement du système capitaliste-impérialiste, l’établissement d’un système socialiste.
Pour mieux nous connaître, nous vous invitons à visiter notre site, acheter le journal et nos documents, qui permettent de connaître nos positions et notre travail de parti communiste dans la situation actuelle.

Pourquoi marxiste-leninistes ? Matérialistes ?
Pour quelle société luttons-nous ?
Nous sommes marxistes-léninistes.
Sur le plan théorique, nous nous référons à l’analyse marxiste, matérialiste, dialectique et historique du mode de production capitaliste.
Nous voulons en finir avec cette société fondée sur l‘exploitation de l’homme par l’homme, divisée en classes aux intérêts inconciliables, dominée par la bourgeoisie.
Nous nous reconnaissons dans les analyses de Lénine sur l‘impérialisme en tant que capitalisme monopoliste, stade suprême du capitalisme, époque des révolutions prolétariennes.
Nous adhérons aux conceptions de Marx, Engels et Lénine sur l’état.
Elles ont démontre que ce n’est pas une institution neutre qui peut servir indifféremment aux exploiteurs et aux exploites.
Nous sommes un parti révolutionnaire.
Le pouvoir de la bourgeoisie ne peut pas lui être arraché par les élections. La libération de l’exploitation et de l‘oppression ne peut pas découler de reformes progressives qui pourraient aboutir a un « dépassement du capitalisme ». Nous disons qu’il faut une rupture révolutionnaire avec le système capitaliste impérialiste.
Nous nous battons pour le socialisme et le communisme.
La classe ouvrière et les masses populaires doivent renverser le pouvoir d’état aux mains des capitalistes, détruire l’état bourgeois et en créer un nouveau pour édifier une société socialiste: une société fondée sur la socialisation des moyens de production et d’échange, une société dont le moteur n’est plus la recherche du profit, mais la satisfaction des besoins de la population.
Cette prise en mains du pouvoir par les classes laborieuses et la suppression de la propriété privée sont les conditions pour aller vers une société communiste ou l’état et les classes sociales elles-mêmes disparaîtront.
La classe ouvrière et les masses travailleuses ont besoin de leurs outils :
le Parti, les organisations de masse. Parmi elles, le syndicat est une organisation essentielle. Notre parti est organisé sur la base des principes d’organisation d’un parti communiste: le centralisme démocratique, un type d’organisation léniniste, en lien avec ses objectifs révolutionnaires.

Depuis quand le PCOF existe-t-il ? D’où vient-il ?
Qu’est-ce qui vous différencie du PCF ?
Le PCOF s’inscrit dans l’histoire du mouvement communiste, marxiste-léniniste
Le PCOF a été fondé en 1979. Notre congrès constitutif s’est appelé congrès « Commune de Paris », ce n’est pas un hasard.
Notre histoire s’inscrit dans l’histoire du mouvement ouvrier et communiste, celle de :
• La Commune de Paris
• La révolution socialiste d’octobre 1917
• L’internationale communiste (3ème Internationale)
• L’édification du socialisme en URSS jusqu’à la fin des années 50
• Du rôle imminent joué par l’URSS et par les partis communistes dans la défaite du nazi-fascisme
• De la rupture, au moment de la grande divergence des années 60 entre les marxistes-léninistes et ceux qui se sont aligné derrière Khrouchtchev, le représentant de la couche privilégiée qui s’est développée au sein du parti et de l’état de l’Union soviétique. Elle s’est emparée du pouvoir, et a restauré le capitalisme, faisant de l’URSS une puissance impérialiste
• Du combat qui s’est poursuivi pour reconstruire des partis communistes marxistes-léninistes
Nous nous référons au Congrès de Tours qui en 1920, a fondé le PCF, section française de l’Internationale Communiste. Ce congès a marqué en France la rupture avec le social-chauvinisme, le réformisme et la collaboration de classe.
Dans les années 1960, la direction du PCF a rompu avec cette filiation en adhérant aux thèses de Khrouchtchev sur le « passage pacifique au socialisme ». Il a jusqu’à aujourd’hui, conservé le nom adopté en 1920, porteur du prestige du congres de Tours et de la Résistance, mais sa stratégie et sa tactique n’ont plus rien à voir avec celles d’un parti communiste :
• Les thèses de Marx, Engels et Lénine sur l‘état ont été abandonnées
• L’alliance électorale avec la social-démocratie et la lutte pour des reformes au sein du système ont remplace la lutte pour la révolution
• L’abandon de la « dictature du prolétariat » au profit de la démocratie bourgeoise
• Les nationalisations dans le cadre de l’état bourgeois et d’une économie mixte ont remplacé l’abolition de la propriété privée des grands moyens de production et d’échange
• La lutte contre l’impérialisme français a été abandonnée

Vous êtes ? Trotskystes ? Staliniens ?
Maoïstes ? Pro-albanais ?
Nous nous reconnaissons dans l’expérience de la révolution russe puis dans l’édification du socialisme en URSS sous la direction du PCUS, avec à sa tête Lénine, puis Staline.
Nous pensons qu’il faut faire le bilan de cette expérience de construction du socialisme en URSS jusqu’au tournant des années soixante, comprendre pourquoi elle a échoué avec la restauration du capitalisme, mais qu’il faut le faire avec nos critères révolutionnaires et pas avec ceux de la réaction et de l’anticommunisme.
Nous nous reconnaissons dans la lutte que des communistes ont menée dans les années 1960 contre cette trahison du marxisme-léninisme opérée sous couvert de la « déstalinisation » et le retour à la case social-démocrate qui s’en est suivi.
La lutte qui a été menée au niveau international, notamment par le Parti du Travail d’Albanie, et celle que les communistes ont menée en France pour travailler a la création d’un nouveau parti a abouti, après plusieurs étapes, à la création du PCMLF, en décembre 1967.
Nous nous réclamons également de la lutte qui a été menée à la fin des années 1970, contre la révision maoïste du marxisme-léninisme. Notamment contre la « théorie des trois mondes » qui prônait l’alliance du « tiers monde » avec les puissances impérialistes d’Europe, contre les deux superpuissances – impérialisme US et surtout russe. Elle a ammené les dirigeants du PCMLF à soutenir certaines interventions de l’impérialisme français en Afrique et conduit le parti à sa complète dégénérescence.

Pourquoi « de France » et pas « français » ?
Qu’est-ce que ça veut dire internationaliste ?
Communiste, marxiste-léniniste, donc internationaliste.
Parti Communiste des Ouvriers de France est une définition géographique : ouvriers de France et non pas des « ouvriers français ».
Nous nous reconnaissons dans le mot d’ordre du Manifeste du Parti communiste : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! »
Nous ne partons pas des intérêts nationaux (défense de la production française, de économie française…), mais des intérêts de la classe ouvrière et du peuple, qui sont inconciliables avec ceux de la bourgeoisie française, des monopoles, du Capital en général.
Nous prenons en compte le fait que la France est une puissance impérialiste :
Nous dénonçons les guerres impérialistes de repartage, celles que impérialisme français mène en son nom en Afrique et celles qu’il mène ou a mené en participant a des coalitions impérialistes qui sèment le chaos sur tous les continents (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie. . .).
Nous nous battons contre le danger de guerre et la millitarisation. Nous défendons la paix et la solidarité entre les peuples.
Nous dénonçons l’Europe des monopoles et le rôle qu’y joue impérialisme français. Nous disons : « ni OTAN, ni Défense Européenne ».
Nous soutenons le droit inaliénable a l’indépendance des dernières colonies françaises (les « DOM-TOM »).
C’est le sens, par exemple, de notre soutien aux forces politiques qui se battent en Kanaky pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, ou aux forces anticolonialistes regroupées en Martinique au sein du Conseil National des Comités Populaires.
Nous dénonçons la « Françafrique » et soutenons le combat des peuples des anciennes colonies françaises d’Afrique qui veulent s’en libérer.
Nous disons : monopoles français (Bollore, Total, Areva, banques françaises…) bas les pattes ! Armée française, bases françaises, hors du Sahel, hors d’Afrique !

Quels sont nos liens internationaux ?
Comment voyons-nous la solidarité
internationale ?
Nous soutenons les processus révolutionnaires dans le monde.
Nous défendons les principes de l’internationalisme prolétarien qui consistent à travailler à la révolution dans notre propre pays et à soutenir les processus révolutionnaires dans les autres pays.
Nous soutenons les forces révolutionnaires et communistes qui conduisent ces luttes. Nous nous efforçons de faire connaître les luttes révolutionnaires et anti-impérialistes menées dans les autres pays.
Nous sommes membre de la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes. Nous nous apportons un soutien mutuel, partageons nos expériences, faisons connaître nos luttes respectives.
La Conférence (CIPOML) édite la revue Unité et Lutte et organise les camps internationaux de la jeunesse antifasciste et anti-impérialiste.

Plaquette « Quelques questions sur le PCOF » en PDF

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