
Mais l’impérialisme ce n’est pas seulement l’impérialisme « américain ». La Russie, l’impérialisme chinois, ne sont pas des amis des peuples, pas plus que les puissances impérialistes de l’UE. C’est ce que rappelle la déclaration du Parti Communiste des Ouvriers du Danemark (APK) que nous reproduisons et qui affirme que « la lutte du peuple groenlandais doit être menée contre tout impérialisme », y compris « nos » propres impérialismes.
L’impérialisme c’est la guerre, la militarisation, et c’est aussi la réaction sur toute la ligne.
Celle que nous voyons en œuvre aux Etats-Unis et à laquelle s’opposent avec courage ceux qui disent « Ice out ». Et celle qui est en œuvre chez nous. Un budget d’aus- térité qui fait payer aux masses populaires la dette de l’Etat et la militarisation du pays, voté grâce au PS ! Une droite et une extrême droite qui donnent le ton au Parlement ! Une loi sur l’impunité policière débattue à l’Assemblée nationale ! Un projet de loi visant à criminaliser le soutien au peuple palestinien ! Une loi Duplomb bis remise à l’ordre du jour pour satisfaire les exigences de la FNSEA aux mépris de la santé humaine et de la nature… !
L’impérialisme c’est la guerre, la militarisation, la réaction sur toute la ligne…, mais c’est aussi la surexploitation, la brutalisation de l’exploitation capitaliste. Avec un Medef qui intervient directement dans le débat politique et qui voudrait une nouvelle « réforme du marché du travail ». Sa proposition d’un nouveau « contrat jeune », véritable déclaration de guerre à la jeunesse, mais aussi à l’ensemble des salariés, étant à mettre en lien avec le besoin de main-d’œuvre dans les usines du complexe militaroindustriel.
Luttons pour nos droits, faisons vivre la solidarité !
Reflet des tensions internationales, la violence de classe est partout dans les entreprises où la situation des travailleurs s’aggrave : maigres augmentations de salaires difficilement arrachées, suppression de postes par dizaines de milliers, tentatives de limiter le droit de grève, répression contre les syndicalistes… Quand les usines ferment, les solutions alternatives de reprise se heurtent à la dure réalité du système capitaliste qui ne laisse pas de marge aux illusions sur la « réindustrialisation ». Quoi de plus légitime, dans ces conditions, que de se battre pour obliger le patron à payer le maximum pour le préjudice lié aux licenciements et pour toutes les années passées à se saigner pour lui.
Notre force, ce sont nos luttes, notre conscience, notre solidarité de classe, notre détermination qui vivent dans la classe ouvrière, dans la jeunesse et bien plus largement… mais qu’il faut aussi transformer en organisation.
De nombreux articles de ce journal le confirment : le peuple Kanak et ses organisations ne plient pas ; les peuples guadeloupéens et martiniquais ne laisseront pas classer sans suite le scandale du chlordécone ; les accompagnants des élèves en situation de handicap continuent leur mobilisation ; des enseignants et des parents d’élèves s’opposent aux entreprisses de militarisation de l’Ecole et d’embrigadement de la jeunesse, la colère des mal-logés et les mobilisations pour le droit au logement pour toutes et tous ne sont pas près de s’éteindre … C’est ce que nous voulons retenir de l’Histoire du mouvement ouvrier et communiste en ce mois de février.
La mémoire de l ’Affiche rouge est une invitation à continuer à faire vivre l’esprit antifasciste et internationaliste, de résistance au nationalisme et au racisme qui animait les combattants du groupe Manouchian fusillés au mont Valérien le 21 février 1944.
Les enseignements du Manifeste du Parti communiste, publié en février 1848, nous rappellent que la lutte de classes est le moteur de l’Histoire et que le magnifique mot d’ordre qui le conclut est toujours d’actualité :
« Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! ». ★
Disponible à Editions En Avant
15 cité Popincourt 75011 Paris
ou sur notre site http://editionsenavant.net
Prix public : 7 € (10 € port compris)
Cet article n’est pas accessible pour l’instant.
Mais vous pouvez vous abonner à La Forge.
Vous recevrez La Forge en version PDF ou papier.
En attendant, vous pouvez consulter les archives du journal.
